Elle aime communiquer. Elle s’intéresse à l’histoire des grandes civilisations. Très Jeune, elle adorait lire et écrire. Elle écrivait énormément de poèmes. Elle bouquinait sans jamais vouloir s’arrêter. Puis le jour est venu où elle a intégré les médias.
Keisha Nassaf dégage une énergie positive, en la côtoyant. Elle a horreur de l’intolérance, du racisme, de la méchanceté, de l’injustice et de l’hypocrisie. Très ambitieuse, elle est une femme qui a de la poigne. « Pour réussir et aller au bout de ses rêves, il faut y mettre beaucoup de sérieux et de persévérance. La volonté, la pensée positive et la foi sont des sentiments qu’on ne peut voler à personne. Un cocktail de tout cela permet de réaliser ses rêves les plus profonds », dit-elle.

Keisha est originaire de l’archipel des Comores

Keisha est journaliste et elle est originaire de l’archipel des Comores, un groupe d’îles situées au sud-est de l’Afrique, à l’est du Mozambique et au nord-ouest de Madagascar. Lorsque les téléspectateurs ouvrent leur petit écran pour suivre l’émission Mix Up diffusée sur Voxafrica, elle est à la fois femme et artiste, on ne saurait séparer les deux. Ainsi elle est tout simplement Keisha Nassaf. Ses parents lui ont appris qu’il ne fallait jamais changer sa personnalité pour plaire aux gens, et c’est une maxime qu’elle applique au quotidien. Et tous les jours, elle remercie le bon Dieu de lui avoir permis de croiser leur route.

Il y a 34 ans, elle naissait à Paris dans le 19ème arrondissement. Aux détours des rues où elle a grandi, on peut découvrir l’hôpital Robert-Debré, la Grande halle de la Villette ou encore la Cité des sciences et de l’industrie, et l’on peut aussi ressentir une ambiance vivante que les langues multiples de l’Afrique subsaharienne laissent flotter dans l’air.

Le parcours de Keisha Nassaf

Dès l’âge de cinq ans, le piano est devenu une de ses passions et elle finit par intégrer le Conservatoire Municipal Jacques Ibert de Paris. Après avoir obtenu son bac littéraire, Keisha consacre une année à l’étude de l’anglais en LLCE (Langues, Littératures et Civilisations Etrangères)  à la Sorbonne, ensuite elle poursuit une licence de Droit à l’Université Paris Descartes. Elle revient par la suite à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) pour cette fois apprendre le comorien et le swahili. Suivra ensuite l’étude de l’hébreu moderne.

Lorsque l’on parle culture et que l’on s’intéresse à ce qui l’a nourrie, la Franco-comorienne explique: « Je ne peux oublier le fait d’être née en France, d’avoir reçu une éducation française ainsi qu’une culture française. Je me considère comme une enfant métisse, ce qui est une richesse. Je connais mes deux cultures et je fais le tri dans ce qui me semble bon et ce qui me semble moins bon. »

Keisha Nassaf… une femme orchestre

On peut dire de Keisha que c’est une femme orchestre, même si ses diverses casquettes ont en commun l’image. Elle est journaliste pour plusieurs supports dans la presse écrite mais aussi pour le web, directrice artistique d’un comité de mannequins « Metiss Attitudes », assistante de production du concept télévisé « Star Academy », présentatrice pour une WebTV Afro-comorienne et pour la chaîne câblée Voxafrica, intermittente du spectacle (cinéma et musique), Keisha chante depuis plus de 12 ans pour la gloire de l’éternel dans le groupe Gospel pour 100 Voix.

Depuis deux ans, l’émission « Mix Up By Keisha Nassaf » est diffusée sur la chaîne panafricaine Voxafrica. Elle est née de l’envie de donner de l’espoir de réussite à celui ou celle qui la regarde. Les artistes qui sont invités sur le plateau relatent à quoi ils se sont heurtés dans leur parcours et restent la preuve vivante que tout est possible dans la vie. « En tant que Noirs, nous ne sommes pas assez représentés dans les médias. Il était important pour nous de mettre en lumière les Afro-descendants et surtout de mettre l’accent sur leur histoire, les difficultés rencontrées et leur ascension sociale », révèle la Franco-comorienne.

Les diasporas africaines peuvent jouer un rôle…

Keisha et son acolyte, Garrick, forment un duo hors pair. Ils travaillent également sur un programme mettant en exergue les sportifs africains, sur des reportages et divers documentaires (médical, culturel, social.etc.). « En France, les gens commencent à connaître notre culture, notre histoire, les valeurs et traditions qu’on peut défendre et faire découvrir au travers des sketchs humoristiques, du cinéma, des reportages mais aussi grâce aux artistes musiciens et autres », renchérit-elle. Et de rajouter : « les diasporas africaines peuvent jouer un rôle prépondérant dans l’apport du multiculturalisme dans un pays européen. Quelles que soient tes origines, en France, tout le monde connait la signification du tchip. La nourriture africaine s’est popularisée ! De nos jours, il y a tant des Occidentaux que des Africains dans les restaurants ou maquis africains. C’est top ! ». (Par Patou Nsimba)

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