Le jour n’est pas encore levé en ce dimanche matin hivernal. Pourtant, Simon Limbres quitte son lit douillet quand l’alarme de son portable retentit. Simon, Chris et  Johan, ses deux amis, se sont donné rendez-vous pour une session de surf afin de   profiter de la forte marée comme on n’en rencontre que deux ou trois dans l’année. Mais, au retour, la fatigue aidant, Chris qui conduisait le van rate un virage…un poteau, c’est le choc, pas d’airbag, pas de ceinture pour Simon qui se retrouve éjecté, son crâne ayant heurté le pare-brise. Les secours arrivent, désincarcèrent les corps et prennent la direction de l’hôpital au service de réanimation. Malheureusement, il est trop tard pour Simon. Le diagnostic est sans appel : mort cérébrale.

Il faudra prévenir les parents, Marianne sa maman, bouleversante, et Sean, son papa, décomposé, plein de rage. Mais surtout il faudra aborder avec eux le sujet épineux et combien brutal pour quiconque n’envisage évidemment pas la mort si violente et cruelle de son enfant de 19 ans, à savoir le don d’organe.

Autour d’eux gravitent Lou, 7 ans, la petite soeur de Simon, qu’il a fallu « caser » chez la voisine. Juliette, son amour, l’équipe médicale – Revol, le médecin en réanimation ; Thomas, l’infirmier responsable du processus de greffe ; la jeune infirmière encore imprégnée de sa folle nuit d’amour – et tous les autres, aux quatre coins de la France, unis dans une même urgence.

Tous ces intervenants, de l’infirmier au chirurgien, même épuisés vont mener un travail psychologique non pas pour manipuler et obtenir coûte que coûte une décision, mais pour accompagner la réflexion de chacun dans ce processus difficile qu’est l’acceptation de la mort d’abord, du don ensuite.

Et tout au bout de la chaîne, Claire, la receveuse du coeur de Simon, quinquagénaire dont le coeur à bout de souffle l’a contrainte à réorganiser sa vie, au point de vivre à proximité de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, dans l’attente de l’organe compatible.

REPARER LES VIVANTS… un livre porteur de vie

Récompensé à dix reprises, « Réparer les vivants » est un livre passionnant, émouvant, bouleversant, poignant, porteur de vie. C’est aussi un magnifique hommage à ces anonymes héros du monde hospitalier, luttant contre la montre, oubliant leurs propres maux pour accompagner les familles dans leurs souffrances ou leurs espoirs.

Il y a des livres qui vous chavirent et qui, une fois leur lecture terminée continuent à vous habiter. Pour moi, “Réparer les vivants” est de ceux-là.

24 heures : le temps du roman, de la fin d’une vie aux premiers battements du coeur transplanté. Une prouesse médicale et littéraire! (Réparer les vivants résumé par Yvan Cochet)

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