Maître Thibuabua est l’un des avocats d’affaires les plus sollicités dans la communauté africaine sur la place de Bruxelles. D’origine congolaise, l’homme est humble est accessible. Conscient du parcours qui est le sien, il tient à faire profiter tous ses clients de son expertise. La patience est une qualité humaine indispensable dans son métier. Il le sait. ENTOURAGE magazine a rencontré un Maître Tshibuabua toujours disposé à écouter, accompagner et conseiller. Écoutons-le. Interview parole d’expert.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Maître Dieudonné Tshibuabua Mbuyi, avocat au barreau de Bruxelles (Belgique), de Kinshasa et de Kananga (RD Congo), spécialisé en droit des affaires.

Quel a été votre parcours scolaire et qu’avez-vous retenu de celui-ci ? 

J’ai fréquenté de nombreuses universités : la faculté de Namur, l’université au Luxembourg, j’ai eu une licence en droit des affaires à Lille 2, j’ai étudié le droit des familles à l’ULB, …
Toutes ces expériences universitaires m’ont permis de découvrir des univers variés, cela m’a ouvert au monde, des amitiés éclectiques ont pu naître, … ce qui est essentiel d’avoir aujourd’hui afin de se faire une place dans ce monde.

Quelle est la définition que vous donnez à votre profession ?
C’est avant tout de la rigueur et un excellent sens de la communication. Ce métier exige du sérieux, de la discipline et c’est surtout une vocation.

En quoi consiste le travail d’un avocat d’affaires ? Comment le devient-on ?
Le métier consiste pour la plupart du temps à rédiger, préparer des contrats, les relire, etc et de conseiller dans le but d’éviter au maximum le contentieux. Au-delà de ça, ce métier demande également de l’empathie, de la patience et une bonne dose de psychologie.

Est-ce une profession comprise et proche du grand public ? 
Le contact humain est fréquent mais le métier en tant que tel n’est pas forcément compris : la dévotion et les sacrifices nécessaire afin d’exceller dans ce que l’on fait ne sont pas donné à tout le monde.

A ce jour, quelle est votre principale clientèle ? Européenne ? Africaine ? Comment l’expliquez-vous ?
Notre clientèle est relativement variée. Nous avons la chance d’exercer dans Bruxelles qui est une ville cosmopolite dans laquelle se côtoient différentes cultures. Beaucoup de nos clients nous sont recommandés par d’autres clients, ce que nous prenons comme un gage de qualité.

Avoir fondé un cabinet est une aventure entrepreneuriale. Qu’avez-vous retenu de votre parcours d’entrepreneur depuis le lancement (quelques dates clés de votre parcours) ?

Ce que je retiens c’est que c’est une réelle quête. Toujours rester motivé pour les nouveaux défis qui surviennent, positifs ou négatifs. Chaque avancée m’a permis d’en découvrir plus sur moi et ce que j’étais capable de réaliser et ainsi continuer à persévérer.

Quelle a été votre motivation principale dans la fondation du cabinet ?

Le souci d’aider les gens dans un cadre légal. L’injustice est répandue dans notre société et il est important de venir en aider à son prochain afin, si pas de l’éradiquer, du moins l’atténuer. C’est ce qui m’a pousser à devenir avocat et encore plus en fondant ce cabinet afin de défendre les victimes d’injustice sans dépendre de personne.

Comment vous organisez-vous pour gérer votre activité au quotidien ? Quelle équipe avez-vous ?

C’est un travail d’équipe, mais avec beaucoup d’autonomie. Au quotidien je travaille avec une stagiaire à qui je laisse la gestion de certains dossiers sur lesquels j’effectue juste un travail de contrôle et de supervision. Nous avons également toute une équipe d’avocat partenaire avec lesquels nous travaillons en collaboration sur certains dossiers.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ?

Le fait de devoir gérer plusieurs fronts en même temps. Mais cela fait aussi partie de la beauté du métier. Nous ne sommes pas seulement limités aux questions de droit pure mais nous touchons à différents les aspects de la vie d’une société. Cela demande beaucoup de pragmatisme et de grande capacité d’adaptation.

Quelle a été votre plus grande satisfaction depuis que vous exercez ?

Chaque affaire est une satisfaction à partir du moment où je trouve une solution à celle-ci. Le fait de se sentir utile me procure une réelle satisfaction.

Quels sont vos projets d’avenir ici et ailleurs (où?) ? Et à quel horizon ?

Etendre le cabinet de toute les manières possible (géographiquement, politiquement, humainement, …)

Êtes-vous membre d’une ou de plusieurs associations ? Si oui ; pourquoi, lesquelles et quel y est votre rôle ?

Oui, je pense que pour réellement voir un changement il faut s’implique. C’est pour cela que je suis membre de la Fédération de la diaspora congolaise, qui est une association regroupant des personnes congolaises ou d’origines congolaises, sur des projets communs.

J’ai également participé à plusieurs activités organisée par différentes associations, dont Des livres sur des pirogues, qui a organisé une conférence le 23 octobre dernier dans laquelle je suis intervenu.

Des personnes importantes dans votre entourage ? Quelles sont-elles ? Pourquoi elles ?

Mon père est celui qui m’a donné goût au métier d’avocat. Lui-même a été avocat ce qui m’a permis de savoir exactement ce que ce métier demande, requiert et implique. De par son éducation, des valeurs d’entraide, de compassion et de détermination qu’il m’a inculqué, j’ai su très jeune que c’est vers cette profession que je me tournerai.

Que dites-vous à la jeune génération de ces communautés ? Avocat d’affaires, une profession d’avenir ?

Qu’il faut avoir des ambitions, et s’y accrocher. Si certains sont désireux de poursuivre en tant qu’avocat d’affaires, qu’ils foncent. Ce métier a de l’avenir, particulièrement en Afrique car il y a encore tant à accomplir et tous les métiers sont les bienvenus. Qui plus est avec les développements d’instruments tels que ceux de l’OHADA, les échanges commerciaux entre pays africains vont connaître un plus grand essor, ce qui augmentera par conséquent la demande en professionnels dans le secteur des affaires.

Enfin, quel regard portez-vous sur les diasporas africaines d’Europe ? Un avis sur son organisation corporatiste ? A-t-elle un pouvoir d’influence ici ou ailleurs ? Est-il exploité ? Si oui, avez un exemple ?

Les diasporas africaines d’Europe sont une réelle force qu’il faut optimiser. Acquérir une bonne expérience en occident est encore nécessaire afin de la ramener sur le continent africain et faire prospérer cette expérience là-bas. Espérons qu’un jour viendra où cela ne sera plus nécessaire.

La carte blanche de Maître Dieudonné Tshibuabua Mbuyi : dans mon Entourage…

Acronyme sur “ENTOURAGE”. Voici comment Maître Dieudonné Tshibuabua Mbuyi décrit et qualifie les personnes de son entourage en général.

E comme…encourageant dans tout ce que j’entreprends

N comme…naturel, sans chichi ou de manière quand il s’agit de me dire les choses

T comme…témoins et contributeurs de mon parcours

O comme…originaux car personne ne peut le remplacer

U comme…uni dans les valeurs qui nous ont rapproché

R comme…respectueux l’un envers l’autre

A comme…attachant car il m’a témoigné beaucoup d’amour et de patience

G comme…généreux en toutes circonstances

E comme…éclectique, car mon entourage n’a pas de frontière

* (Par dk)

 

(Visited 56 times, 1 visits today)
0