Avec pour la première fois deux représentants en 1/8 ème de finale, le bilan africain est historique. Mais derrière cet exploit certaines sélections n’ont (encore) pas fait du bien à la réputation du continent. Entre coup de boule et problèmes de primes bilan pays par pays au Brésil. 

Cameroun

Un scandale avant, un pendant et un autre après la compétition, elle est là la vrai perf des potes de Samuel Eto’o. Les camerounais ont d’abord refusés de monter dans l’avion pour des problèmes de retard de versement des primes, chose qui est devenu ensuite le best-seller africain au Brésil.

Après être enfin arriver en terre promise, les lions indomptables (si on peu encore les appeler comme çà) ont baissés le pantalon pour se faire fesser par tout le monde. D’abord le Mexique (1-0) mais avec deux buts refusés injustement à leur adversaire.
Avant de prendre huit buts en deux matchs. Face à la Croatie, la faillite fut totale car en plus du 4-0 encaissé, le prix Nobel Benoit Assou-Ekotto dans une moment de pur intelligence décide de donner un coupe de tête à son coéquipier Benjamin Moukandjo.
Après le rouge d’Alexandre Song pour coup de coude la boucle était bouclée après à peine deux matchs ils étaient éliminés avant de jouer le Brésil.

La selecao, pas encore qualifié finit par marcher (4-1) sur un Cameroun aussi inoffensif que mauvais défensivement. Chapeau en tout cas aux supporters de ce pays qui a connu Thomas Nkono dans les cages et qui maintenant se tape Charles Itandje ou
encore qui a été un temps quart de finaliste avant d’être la risée du monde. Pour couronner tous les sept joueurs auraient “ lâchés le match ” face à la Croatie. Affaire à suivre.

Côte d’Ivoire

Pas de groupe de la mort pas de soucis ! Voila ce que pensait la plupart des fans ivoiriens avant le début de compétition et pourtant la génération Drogba a encore fait plouf.

Après les cruelles défaites aux tirs aux buts en finale des CAN 2006 et 2012, les arrêts de jeu du Côte d’Ivoire/Grèce resteront longtemps gravées au sein du musées des horreurs oranges.

L’équipe emmenée par Yaya Touré devait se battre pour la première place, elle fut crucifier par un gars qui ressemblait à Jésus un soir à Fortaleza. Suite à une victoire face au Japon (2-1) et une défaite loin d’être honteuse face à la Colombie sur le même score tout un pays pensais qu’enfin la malédiction serait conjurée mais cette génération dorée n’aura jamais un grand souvenir à raconter.

Il faut dire que si le secteur offensif est intéressant, les éléphants n’ont jamais su gérer un match comme il le fallait. Contre le Japon ils étaient favori, il a fallut attendre la dernière demi-heure pour les voir souverain. Contre la Colombie, une passe en retrait mal négociée a offert un but (comme face à la Grèce). Enfin comment est-il humainement possible de concéder un penalty à la 91ème minute ?

Si on devrait en revoir pas mal en Russie (Bony, Bolly,Aurier, Gervinho voir même Yaya Touré), pour Kolo Touré, Didier Drogba ou maestro Zokora l’histoire s’est arrêté un 24 juin.

Espérons que les ivoiriens auront apprit de leurs nouvelles erreurs.

Nigéria

Au soir de leur nul face à l’Iran (0-0) peu de gens auraient parié sur une présence des Super Eagles en 1/8 finale. Et pourtant à la faveur d’une victoire face à la Bosnie (1-0), les hommes de Stephen Keshi s’y sont hissés pour la troisième fois de leur histoire. Si la défaite laisse un goût amer aux bosnien (but de Dzeko injustement refusé), cette victoire a libéré les nigérians auteur d’une partie intéressante ensuite face à une défense argentine pleine de trous . Avec un grand Gardien, Vincent Enyema, un secteur offensif survitaminé (Emenike,Musa,Odemwingie,Moses), un milieu intéressant (Obi Mikel,Onazi) et une défense loin d’être dégeu (Yobo,Omeruo,Oshinawa,Ambrose), les champions d’Afrique ont fait bien des misères à la France en huitième. Il aura fallut un but de Pogba à la 80ème pour casser le verrou d’une équipe qui se présente déjà comme le grand favori de la CAN 2015 au Maroc.

Si la génération actuelle n’apparaît pas de niveau de celle championne d’Afrique en 1994 et championne olympique en 1996, elle rappelle à tout ceux qui se paluchent devant Drogba, Eto’o ou Asamoah que l’équipe qui rayonne le plus aux yeux du monde joue en vert et blanc et parle anglais. Kanu, Okocha et Oliseh peuvent dormir tranquille la relève hisse le drapeau très haut. A noter quand même le petit problème de primes (on se refait pas) ,pour toucher le ” Bonus huitième ”, vite réglé qui rappelle que l’équilibre reste précaire. Si l’avenir leur appartient il faudra faire sans Keshi qui s’est retiré après l’élimination des siens.

Ghana

Quart de finaliste en 2010 (p***** de pénalty d’Asamoah Gyan), les ghanéens devaient confirmer au Brésil les belle choses vu en Afrique du Sud mais également en Allemagne en 2006 (1/8 ème).

Seulement après un premier virage mal négocié (défaite 2-1 face aux USA), le très beau nul face à l’Allemagne (2-2) n’aura pas suffit car suite
à ce semi-exploit tout est parti en cacahuète. D’abord le problème des primes non payées est ressorti au grand jour se qui poussa le président de la république à s’en occuper. Grâce à John Dramani Mahama un avion bourré de petites et grosses coupures en dollars s’est acheminé vers le Brésil. Après avoir embrassé les liasse de billet comme il se doit les Black Stars devaient gagner leur qualif face à des portugais quasiment éliminés, sauf que…

Le vestiaire a explosé, Kevin Prince Boateng a fait parler sa vertu en insultant son sélectionneur pendant que Muntari en serait venu au main avec un membre du staff, tout ça un jour avant cette fameuse dernière rencontre. Un match qui sonnera le glas de leur espoirs avec une défait 2-1. John Boye marquant un but contre son camp acrobatique du genou et le gardien Dauda offrant un deuxième but en fin de match à CR7 alors que les ghanéens auront cru à la qualif à 1-1.

Malgré l’accro de 2014, le Ghana détient de nombreux hommes qui pourront continuer à faire briller l’étoile noir. A condition de prendre aussi des gars qui aiment vraiment ce maillot et pas seulement des gens qui veulent juste jouer la Coupe du Monde, n’est pas Kevin Prince !

Algérie

Prenez beaucoup de courage, un peu de folie balle au pied (Feghouli, Brahimi), de la rigueur bosnienne et des concours de klaxons mélangez tout ça et vous aurez l’équipe d’Algérie huitième de finaliste pour la première fois de leur histoire.

Après un premier match (face à la Belgique 1-2) aussi frustrant qu’une sortie en boite de nuit dans le nord en pleine semaine, le deuxième match face à la Corée du Sud (4-2) a était le vrai bon match des algériens.

Avec la titularisation de Brahimi, Sofiane Feghouli n’a pas été le seul joueur technique sur le terrain ce qui a profité à tout le monde. Le joueur de Grenade auteur du quatrième but a été la touche de fantaisie qu’il a manquait pour faire trembler les belges. Reconduit face à la Russie la doublette made in Liga a beaucoup moins imposé son rythme et l’Algérie a arraché sa qualif sur un coup de tête d’Islam Slimani, auteur de 2 buts au Brésil. Le joueur du Sporting Portugal a prouvé que même si il n’avait pas de passeport français il était indispensable à la différence de Ghilas ou Soudani. Après cette qualif dans la douleur c’est la grande Allemagne qui allait de présenter sur la route des fennec, avec comme souvenir 1982 : la victoire 2-1, Madjer, Belhoumi et le match de la honte face aux autrichiens. Si beaucoup voyait un score fleuve pour les bande à Özil, il leur aura finalement fallut aller en prolongations pour faire plier un Rais M’Bolhi impérial (2‑1).

Si les algériens ont perdu le match ils ont gagné le cœur de millions de spectateurs grâce à leur abnégation et leur amour du maillot. Le drapeau algérien peut flotter bien haut. Prend ça Christian Estrosi* ! Par Diego Fort Lent, www.mothersoccer.fr

[*ndlr : Dans un arrêté municipal, le député-maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Christian Estrosi avait interdit, “ l’utilisation ostentatoire de drapeaux étrangers dans le centre de la ville de Nice de 18 heures à 4 heures du matin ” et ce, jusqu’à la fin de la Coupe du monde le dimanche 13 juillet 2014].

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