Le dandysme urbain et chic.

Fort des compétences techniques acquises au fil des années, ZACOMETI propose à l’homme moderne et raffiné un dressing complet (costumes, vestes, chemises, manteaux) déclinable en matières et réalisable sur-mesure dans son atelier parisien ! Une ligne ‘Urban chic’ qui se décline aussi dans sa version ‘Classic’. Une ligne que nous vous faisons découvrir à travers une conversation avec son créateur.

Qui est Zacometi ? Quelles sont vos origines ?

Le préfixe ZAC ou ZACO vient d’Isaac, mon prénom, et le suffixe METI, la consonance italienne, pour donner une touche masculine et élégante à la ligne de vêtements. Et j’ai sciemment voulu un nom qui soit évocateur. Mon nom complet est Isaac-Joachim Pantaléon, je suis d’origine haïtienne.

D’où vous est venue cette passion pour la mode et la création?

C’est une idée qui m’est venue vers l’âge de 20 ans. J’avais pour habitude de m’habiller autrement, avant. Car j’étais footballeur et j’avais un sens particulier pour les vêtements près du corps. A l’adolescence, j’avais quelques croquis, mais sans pour autant les mettre en œuvre.

Avez-vous été influencé par votre entourage, votre famille ?

Il faut savoir que ma mère est couturière de métier. Elle a travaillé pour plusieurs entreprises et par-dessus tout, pour des particuliers. J’ai baigné dans le monde de la couture mais pas dans la mode. Donc, sans doute, cela vient de ma mère.

Quel est votre parcours ? Vous a-t-il été facile de vous faire une place dans ce milieu, surtout à Paris ?

J’ai eu un niveau DEUG, philosophie, un BTS action commerciale et un master en marketing et management. Par ailleurs, en stylisme, j’ai fait les cours du soir de MODESTHA, le diplôme en stylisme et modélisme et l’histoire de la mode hommes au CNFDI et une formation de tailleur chez un maître tailleur.

Bon, effectivement, être dans le milieu de la mode, à Paris, est très difficile et surtout lorsque l’on est noir. Il y a beaucoup de préjugés. Mais, à mon humble avis, il faut créer et dépasser tout cela. Je n’ai jamais pensé à la difficulté que je peux ou pourrait rencontrer dans le milieu. Mon objectif était de montrer et de vendre partout mes vêtements, mes créations.

Comment définissez vous l‘univers Zacometi ?

ZACOMETI est une ligne de vêtements où créativité et élégance riment avec homme moderne. Pour définir l’univers de ZACOMETI, on pourrait parler « d’URBAN/CLASSIC CHIC ». Il importe, tout en utilisant des matières provenant de la Haute Couture, de mettre en évidence un concept caractérisant l’homme moderne, sans stéréotype, au regard de la société dans laquelle il vit. Un homme qui soigne son apparence vestimentaire, qui se veut raffiné sans pour autant changer d’identité sexuelle, qui se définit par un état d’esprit urbain, tolérant, et ouvert à l’innovation. Et c’est dans cette mode, reflet d’une époque en évolution permanente, à laquelle ZACOMETI entend s’adapter et apporter sa contribution en tant que marque.

Comment est l’homme Zacometi ?

Un homme mature qui a un sens de tailoring. Un homme qui a confiance en lui-même, qui a un goût particulier pour son image et son corps en général. Un homme ouvert à l’évolution de la société. Et enfin, un homme qui possède un fort pouvoir d’achat.

Qu’est ce qui vous distingue de la concurrence ?

Vu la position de la marque ZACOMETI, je ne suis pas dans un univers concurrentiel. Car les produits de ZACOMETI sont soient des pièces uniques, soient des séries limitées. Sans compter un travail de proximité, mis en valeur pour répondre à chaque demande spécifique. ZACOMETI est également une image et une identité.

Quelles sont vos influences dans le domaine de la mode?

J’aime la sobriété de Lanvin ou parfois la simplicité de Agnès B. Mais, je ne m’inspire pas vraiment des autres pour créer. Car les bases des vêtements sont établies, il faut apporter sa pierre à l’édifice.

Quelles sont les matières avec lesquelles vous aimez travailler ?

J’utilise les matières premières de chez Hollande et Sherry, que je commande directement, de Londres, pour le sur-mesure. Sinon, j’utilise de la laine italienne également, pour le prêt-à-porter créateur.

Travaillez-vous par collection ?

J’ai deux collections par an. Le printemps/été, avec un accent un peu plus sur les blazers, et l’automne/hiver, avec les manteaux.

Que pouvons-nous trouver dans votre Concept Store ?

Dans le concept store, il y a des chemises, des pantalons, des blazers, des costumes et des manteaux.

Quelles sont selon vous les qualités nécessaires pour réussir dans le monde de la mode ?

La créativité, le sérieux, les compétences, l’argent, la croyance en soi, la persévérance, une attitude et un comportement.

Faites-vous beaucoup de défilés à l’étranger ? Dans votre pays d’origine ? Dans les pays africains ?

J’essaie de faire un ou deux défilés, à Paris. Sinon, je suis invité, aux Fashion Weeks, en Europe, souvent en Afrique de l’Ouest, dans les départements d’Outremers français. S’agissant d’Haïti, j’ai été invité à deux reprises, en 2015. Nul n’est prophète dans son pays !!

A quand une ligne féminine ?

Je pense de plus en plus à la gente féminine. Mais, comme dit l’adage, pierre qui roule n’amasse pas mousse. Donc, je développe, la gamme, chez l’homme, et par la suite, je verrai pour la femme.

Quels conseils donneriez-vous à de jeunes stylistes ?

Se former pour apprendre le métier et la croyance en soi.
(Par Hortense Djomeda, Plus d’infos sur www.zacometi.fr)

(Visited 134 times, 1 visits today)
1